Le souverain bonheur d’un citoyen de Berne, c’est être du conseil des 200, voilà̀ le jugement de Jean Rodolphe Sinner de Ballaigues en 1781. En effet, la vie des Bernois tournait autour de la politique. Mais les Bernois s’intéressaient également à d’autres formes de sociabilité, surtout si elles pouvaient se faire dans des lieux aussi charmants que ceux de la Grande Société. Ici on pouvait boire, dîner, discuter, lire et plus important encore, cultiver des rencontres amicales. Ça aussi faisait partie du souverain bonheur. Quel bonheur donc, que cette tradition, en particulier, se soit préservée.
La langue française est cultivée au sein du Cercle. Cette tradition vise aujourd’hui à préserver la considération et le respect pour le français, mais veut aussi faciliter les échanges culturels et intellectuels entre toutes les régions de Suisse. Outre le français, l’allemand, l’italien et l’anglais y sont également parlés.
Les statuts, révisés en 1995, décrivent ainsi l’objet du Cercle de la Grande Société de Berne : « Depuis sa fondation en 1759, le Cercle a pour but de préserver et de poursuivre la tradition séculaire bernoise. Elle est fondée sur le respect des valeurs éthiques et historiques et sur un intérêt pour la Res Publica. Le Cercle offre à ses membres un lieu de rencontre dans le style traditionnel qui leur permet de cultiver des relations amicales, sociales, intellectuelles et culturelles au niveau national et international. »




